7 novembre 2026Jeudi 5 novembre, le préfet de la Région Occitanie Fabrice Rigoulet-Roze a interdit la manifestation déclarée par l’intersyndicale pour la journée nationale de grève et de mobilisation pour les salaires. C’est une décision rarissime, et le signe de la dérive autoritaire d’un gouvernement aux abois, servilement relayé par ses représentants locaux qui tentent d’invisibiliser les revendications en éloignant les manifestations de leur parcours historique en centre-ville.
L’objectif était clair : faire peur. Brandir la menace de violences policières pour dissuader les travailleuses et les travailleurs, les jeunes, les retraité·es et les familles de descendre dans la rue.
C’est raté. Près de 80 000 Toulousaines et Toulousains ont bravé l’interdiction. Pour le préfet et son allié Jean-Luc Moudenc, c’est un camouflet. Le cortège était joyeux et déterminé. Il a exercé le plus fondamental des droits constitutionnels, celui de manifester, face aux charges, aux centaures et aux canons à eau.
Le NPA 31 salue toutes celles et ceux qui se sont mis en grève et sont venus se battre pour les salaires et la justice sociale. Il salue aussi le courage du service d’ordre intersyndical, qui a tenu la ligne face à la violence d’Etat déchaînée par un préfet aussi irresponsable que dangereux. Le préfet de Région porte l’entière responsabilité des événements d’hier et des personnes blessées à l’issue de la manifestation. Il doit démissionner.
Dans tout le pays, 1,6 million de personnes ont manifesté hier. Parti des lycéennes et des lycéens, le mouvement gagne toute la société. Acculé, le gouvernement Macron annonce une conférence sociale dès lundi. Ça ne suffira pas. Nous exigeons que toutes les revendications soient satisfaites, sur l’école, les services publics, les salaires et les prix. Pas dans six mois : maintenant !
Le NPA 31 appelle à multiplier partout les assemblées, les grèves et les manifestations, dans les entreprises, les universités et les lycées.
Ils reculent. Faisons-les tomber !