NPAA Haute-Garonne
  • Les anticapitalistes et les élections municipales. Pourquoi voter pour François Piquemal ?

    4 mars 2026

    Les 15 et 22 mars auront lieu les élections municipales. A Toulouse, 10 listes sont sur la ligne de départ. Le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, candidat Macron compatible, fait campagne sur les terres de l’extrême-droite pour éviter que le RN arrive au second tour et le prive d’un réservoir de voix indispensable pour espérer battre la gauche.

    A gauche, deux listes sont au coude à coude. Celle de la gauche social-démocrate qui regroupe le PS, le PCF et les écologistes. C’est la gauche historique de gestion qui, sous la pression de la bourgeoisie et de la montée de l’extrême-droite, veut donner des gages au capital, pensant être épargnée en refusant d’affronter l’adversaire.

    La seconde liste de gauche (LFI, NPA l’Anticapitaliste, Assemblée des quartiers, Tous Pour Toulouse, Collectif pour une écologie populaire, Démocratie en commun) regroupe insoumis, anticapitalistes, militants des quartiers populaires, écolos radicaux… Cette liste à se revendique clairement du programme du Nouveau Front Populaire. Elle n’a pas un programme révolutionnaire, même si de nombreux militants révolutionnaires y participent. Mais elle défend une perspective radicale, de rupture avec la logique capitaliste, pour la démocratie directe, antifasciste et internationaliste, opposée à la marche à la guerre.

    Empêtrée dans les affaires, les détournements de fonds, chargé d’un bilan ultra-libéral et répressif, la droite de plus en plus radicale de Jean-Luc Moudenc est en difficulté et perdra au second tour si les deux listes de gauche arrivent à fusionner. Une fusion démocratique qui permette, sans allégeance de gestion, de représenter les différentes forces qui la composent au Conseil Municipal.

    Pour finir le tableau, pas moins de quatre listes se revendiquant de la gauche révolutionnaire ont été déposées. Le Parti des travailleurs, le NPA-révolutionnaire, Lutte Ouvrière et Révolution Permanente. Bien qu’on puisse se demander pourquoi ces listes, toutes marxistes révolutionnaires, ont été incapables d’élaborer un programme en commun, la volonté de se construire est respectable. Cependant, nous pensons que ces candidatures de témoignages marquent le refus d’affronter une situation politique aux enjeux implacables.

    A un an de l’élection présidentielle, en pleine dynamique de fascisation, il est indispensable de serrer les rangs avec toutes celles et tous ceux qui veulent affronter le fascisme qui vient. La liste Demain Toulouse conduite par François Piquemal représente ce pôle de résistance à vocation majoritaire. Un pôle qui permette d’entraîner la jeunesse, les travailleurs.euses, les classes populaires autour d’une perspective qui pose la question de la rupture avec le capitalisme.

    La tâche des anticapitalistes révolutionnaires n’est pas aujourd’hui de se séparer du gros des troupes de la gauche radicale mais de faire front. Elle est aussi de chercher des points d’appuis pour affronter l’air du temps. Si LFI, le NPA et leurs alliés gagnent la mairie de Toulouse, troisième ville de France, cela sera positif dans le rapport de force global. Nous voyons bien aux Etats-Unis que l’échelon municipal peut être un point d’appui dans l’affrontement au trumpisme. Nous pouvons faire de Toulouse une capitale antifasciste et internationaliste dans la séquence qui s’ouvre.

    Ainsi, l’enjeu principal est bien que François Piquemal arrive devant le candidat du Parti Socialiste au premier tour afin de conduire notre camp social à la victoire le 22 mars. Pas une voix ne doit manquer dès le premier tour afin que ce soit la gauche de rupture, insoumise et anticapitaliste, et non le PS, qui mène l’ensemble des forces de gauche et progressistes au combat contre Moudenc au second tour.