25 mars 2026Déclaration du NPA 31 – L’Anticapitaliste
Le 25 mars 2026 à Toulouse
Jean-Luc Moudenc, maire sortant, l’a emporté dimanche soir avec plus de 53% des voix face à François Piquemal, candidat LFI pour la liste « Demain Toulouse, la gauche unie ». Il est parvenu à faire le plein des voix d’extrême droite mais aussi à mobiliser largement des électeur.ices qui ne s’étaient pas déplacé.es au premier tour en agitant le « danger mélenchoniste » au cours d’une campagne de caniveau, fondée sur la peur et la haine, et menée avec l’appui du MEDEF qui est allé jusqu’à prétendre qu’Airbus quitterait Toulouse en cas de victoire de la gauche.
Une large majorité des électeurs.trices du PS, PCF, EELV et Archipel ont validé la gauche unie en votant Piquemal. Cependant Moudenc a bénéficié de l’aide de Carole Delga et du PRG. Ces deux courants politiques ont réussi à convaincre plusieurs milliers d’électeurs.trices socialistes de s’abstenir ou de voter pour la droite.
En réalité, Moudenc, propulsé par un programme « trumpiste », soutenu au deuxième tour par le RN et Reconquête, a réussi à faire « l’union des droites » chère à Ciotti ou Bardella en rassemblant derrière lui les électeurs de Delga à Cottrel (le candidat zemmouriste au premier tour). A Toulouse, comme ailleurs, il y a là un mouvement puissant qui entraine la droite, le centre et même ici le centre gauche vers l’extrême droite.
Au-delà du caractère de classe que représente ce vote pour une partie importante de l’électorat de Moudenc, il est aussi le résultat du puissant rouleau compresseur politico-médiatique visant à diaboliser la gauche radicale et notamment la France Insoumise et ses alliés.
Dans notre camp social, si la déception est forte, la fierté de la campagne menée l’est tout autant pour les milliers de militant.es qui y ont participé. La liste conduite par François Piquemal a réuni dès le 1er tour la gauche radicale et anticapitaliste, les militant.es historiques des quartiers populaires et les écologistes refusant les compromissions sur les grands projets inutiles.
L’accord démocratique d’union de toute la gauche, obtenu parce que la gauche radicale est arrivée en tête, a débouché sur la résurrection locale du NFP, avec la participation des forces de gauche allant de la majorité du PS au NPA mais aussi le soutien de nombreux.es associations, du mouvement féministe, de la CGT et de la FSU… Cela a suscité une dynamique dans la jeunesse et les quartiers populaires notamment.
Cet espoir était palpable dans les rassemblements militants massifs de l’entre-deux tours. Malheureusement, cela n’a pas suffi à contrer les phénomènes morbides de la situation politique que nous connaissons et leurs déclinaisons locales, mais cela indique une voie à suivre pour y faire face et l’emporter demain en alliant un programme de rupture et un volontarisme unitaire.
A nous d’amplifier dès maintenant et pour les mois qui viennent, cette dynamique unitaire. Il faut continuer à renforcer les liens entre le mouvement social et la gauche unie sur un programme qui affronte la gestion pro-capitaliste de la société. Les élu.es municipaux de notre liste doivent se mettre au service des luttes, du mouvement social et continuer de porter une espérance politique unitaire et radicale. Avec son élue au Capitole Madeleine Parpet, le NPA 31 y contribuera de toutes ses forces.