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NPA Haute-Garonne
  • Incendie toxique de l’usine Lubrizol : notre santé vaut plus que leurs profits !

    Le gigantesque incendie qui s’est déclaré cette nuit à 2h50 dans l’usine Lubrizol près de Rouen n’était toujours pas éteint à la mi-journée. La machine à communiquer est en marche : du préfet qui affirme, avant toute analyse, qu’il n’y a pas de risque toxique aigu mais relaie la consigne de « se laver les mains », à Castaner, égal à lui-même, qui déclare qu’il n’y a « pas d’éléments qui permettent de penser qu’il y a un risque lié aux fumées » et ajoute quand même : « Ne paniquons pas sur cette situation mais il faut être d’une grande prudence ».

    Comment les croire alors que le site stocke des produits très toxiques pour les êtres humains et très dangereux pour l’environnement ? Il est classé Seveso seuil haut pour ces raisons. On peut d’ores et déjà affirmer que l’immense panache de fumées qui a pendant des heures envahi la ville de Rouen et de nombreuses communes environnantes, laissant partout une suie noire, aura des effets sur la santé des habitantEs. C’est toujours le même mépris et les mêmes mensonges !
    Cette usine avait, à l’hiver 2013, été responsable d’un rejet prolongé de mercaptan. Des dizaines de milliers de personnes avaient été incommodées, victimes de vertiges, maux de tête, vomissements... Déjà à l’époque les informations avaient été dissimulées. Le groupe Lubrizol s’en est tiré avec une amende dérisoire de 4000 euros.

    L’incendie de Lubrizol est un nouvel accident industriel, un accident qui a lieu dans une entreprise, dans un lieu organisé, dirigé et controlé pour la production capitaliste et en fonction de ses impératifs. C’est cette organisation qui est entièrement responsable lorsqu’un accident, qu’il soit industriel ou du travail, survient. Plus précisément, c’est l’employeur qui a l’obligation de prévenir tout risque d’incendie, et de mettre en œuvre les mesures pour le limiter s’il survient. À l’évidence ces obligations de sécurité n’ont pas été remplies, sinon l’incendie n’aurait jamais pris de telles proportions. Le groupe est le seul responsable et coupable.

    En aucun cas les salariéEs ne doivent en subir les conséquences. SalariéEs ou habitantEs : nos vies, notre santé valent plus que leurs profits !

    Montreuil, le 26 septembre 2019.