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NPA Haute-Garonne
  • A Toulouse comme ailleurs construisons la grève de l’éducation.

    Mardi 19, gazage au rectorat.

    Mardi 19 mars, à l’occasion de la grève générale appelée par CGT, FSU et Solidaires, les travailleuSErs de l’éducation se sont mobiliséEs. Dans la Haute-Garonne, 150 écoles étaient fermées, 60 % des personnels des écoles étaient en grève. La grève a été aussi suivi dans les collèges et les lycées où la mobilisation contre la réforme Blanquer a pris plusieurs formes depuis décembre avec la grève, les démissions de professeurs principaux et différents modes de rétention des notes.

    Dans la manifestation du 19 mars, le cortège éducation était gros et dynamique, et le matin, autour de 200 personnes s’étaient retrouvées à 7h pour bloquer le rectorat. La police est intervenue sans sommation, a gazé plusieurs manifestantEs à bout portant, et même jeté une manifestante au sol. Les images de cette répression contre des personnels de l’éducation a suscité une vague d’indignation dans les établissements où de multiples actions symboliques de dénonciation ont été décidées (lettres à la rectrice, débrayages d’un quart d’heure, photos solidaires prises devant les grilles des établissements…).

    Mardi 26, une nouvelle journée de grève et d’action

    Les AG de grévistes de l’éducation avaient décidé d’appeler à reconduire la grève, avec des actions, le mardi 26 mars. Cet appel a été relayé dans le département par le SNUipp-FSU, la CGT éduc action, Sud éducation et les stylos rouges. Dans le même temps, dans les autres académies, des AGs discutaient de construire une grève reconductible à partir de la semaine du 26 et du 28 mars.

    Ce mardi 26 mars, donc, si la grève a été nettement moins suivi que le 19, plusieurs équipes de grévistes ont fait le tour des établissements pour élargir la mobilisation. A midi, environ 200 personnes ont occupé le hall de l’école privée Toulouse Business School pour dénoncer la marchandisation de l’éducation et défendre le service public. L’action s’est cette fois déroulée sans heurt dans un esprit festif et les manifestanTEs sont ensuite partiEs en cortège pour rejoindre le rectorat et rappeler qu’ « on est là, même si Blanquer le veut pas, nous est là ! ».

    30 mars, 4 avril, reconductible, un plan d’action se dessine

    Samedi 30 mars, une large intersyndicale appelle à une manifestation en défense de l’éducation publique à partir d’Arnaud Bernard à 11h, avec une partie au moins du cortège qui rejoindra ensuite la manif Gilets Jaunes. La prochaine journée de grève nationale* dans l’éducation sera le jeudi 4 avril, d’ici là, les établissements en grève reconductible, les différentes initiatives d’actions comme celles du 19 et du 26 mars à Toulouse, auront montré la voie à suivre. C’est en combinant la massification de la grève et des manifestations, l’information à la population sur la pluie de réformes qui restructurent et dégradent l’éducation, les manifs du samedi où convergent toutes les luttes sociales, et des actions de blocages de lieux économiques ou politiques que nous pourrons construire le rapport de force, contre Blanquer, contre Macron, contre leur monde. Et comme le dit la chanson, « pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ».

    * A l’heure où nous écrivons, le SNUIpp-FSU, la CGT éduc action et SUD éducation appellent à la grève, mais le SNES-FSU, principal syndicat du secondaire doit se prononcer en milieu de semaine, suite à la tenue de sa commission nationale. Espérons que les bases et les secteurs les plus combattifs l’emporteront pour se joindre à l’appel à la grève.